XTRAITS


 

      HISTOIRE DES BASTIDES

    Les villes neuves du Moyen Age

 INTRODUCTION

  Les bastides, villes neuves du Moyen Age , ne bénéficient pas toujours d'une grande notoriété et pourtant elles ont joué un rôle très important dans l'occupation du sol. Constituant un des premiers chaînons du " mouvement communal", elles sont nées essentiellement dans le Sud-Ouest de la France au cours des XIII° et XIV° siècles et ont en peu de temps occupé une grande part de l'espace rural. Elles ont ainsi formé l'ossature de nos contrées méridionales.Ceux qui les visitent aujourd'hui leur reconnaissent généralement un charme particulier et il faut bien admettre qu'elles nous livrent encore, quelque sept cents ans après leur fondation , de magnifiques vestiges.

Comment ne pas être impressionnés par les belles et imposantes portes moyenâgeuses, seuls accès apparemment possibles dans ces cités, par les restes des murs d'enceinte qui les reliaient et semblaient mettre les habitants à l' abri des plus graves dangers, par les vastes églises souvent fortifiées et surtout par ces belles places qui demeurent encore de nos jours des lieux très animés de foires et de marchés.En admirant ces constructions dont certaines ont réussi à résister aux épreuves du temps et aux péripéties des guerres successives, nous ne pouvons nous empêcher de nous interroger tant nous sommes frappés par l' oeuvre accomplie et de nous demander ce qu'elles représentent exactement.En fait, les bastides sont apparues à l'occasion d'un mouvement d'urbanisme qui visait en son temps à regrouper les populations et à créer de nouveaux types de villages.

Au début du Haut Moyen Age, le terroir du sud-ouest de la France était loin d'être entièrement occupé. On y trouvait certes quelques grandes cités telles que Bordeaux et Toulouse . Des villages épars s'y étaient également formés au cours de l'Antiquité romaine mais la grande majorité de l'espace, était vide de constructions et de cultures. De vastes forêts recouvraient le pays. Beaucoup de terres étaient en friches et certaines vallées se révélaient impraticables en raison de l'imbrication de nombreux cours d'eau. Une végétation luxuriante envahissait le sol. La densité de la population était faible et l'habitat se caractérisait généralement par sa grande dispersion.Puis, jusque vers le X° siècle, l'Eglise évangélisa les campagnes. Elle créa des lieux de culte et des paroisses commencèrent à naître en de nombreux endroits. Le clergé s'efforça d'y rassembler des fidèles et d'y instituer de nouvelles communautés de croyants. Ses efforts furent généralement couronnés de succès et de multiples noyaux de villes et de villages se formèrent.Le mouvement communal ainsi amorcé se développa ensuite dès le XI° siècle sous différentes formes et donna le jour dans un premier temps à des sauvetés et des castelnaux.

Les sauvetés naquirent à la suite d'initiatives du clergé. Elles regroupèrent des habitations auprès des édifices religieux. Les évêques, les grandes abbayes comme celles de Sainte Croix de Bordeaux, de La Sauve Majeure, de Saint Sernin de Toulouse, de Moissac ou bien les établissements deTempliers et d' Hospitaliers furent les grands promoteurs de ces nouvelles agglomérations. Des villes comme Mimizan et Gabarret ( Landes), Nogaro ( Gers), Saint -Nicolas- de- la- Grave ( Tarn-et-Garonne), Laramet et Sainte-Foy-de-Peyrolières (Haute-Garonne) virent alors le jour. Les autorités religieuses s'efforcèrent de faire venir sur leurs terres encore non exploitées des groupes de colons. Les populations, avides de sécurité, répondirent largement à cet appel. Sûres de se placer ainsi sous la protection divine elles s'installèrent auprès des églises ou des monastères. Regroupées à l'intérieur d'une enceinte généralement matérialisée par des croix, elles bénéficièrent de nombreux avantages et notamment d'une certaine impunité. L'église avait étendu " la paix de Dieu" limitée jusque là aux édifices religieux à ces nouveaux villages.Presque à la même période, la noblesse érigea de nombreux châteaux forts, en général sur des positions dominantes correspondant à des élévations de terrain ou sur des mottes féodales. De petites agglomérations, appelées castelnaux naquirent alors aux abords des fortifications. Les nouveaux habitants vinrent y chercher la sécurité que pouvait leur procurer la puissance militaire du seigneur ou la présence d'une garnison . C'est ainsi par exemple que Mugron fut construit sur les bords de l'Adour ou que Clermont-Dessus et Clermont-Dessous virent le jour en Agenais. Lauzerte se forma dans les mêmes conditions autour d'un château comtal dans le Bas Quercy. Peu de temps après, deux cents habitations se regroupèrent à l'intérieur de ses murailles. De nombreux autres villages au nom évocateur naquirent également dans le même contexte : Castelnau -Barbarens dans le Gers, Castelnau- Magnoac dans les Hautes- Pyrénées et bien d'autres encore...........Avec ce nouveau mouvement d'urbanisme, le pouvoir seigneurial commença à concurrencer l'autorité religieuse.

Puis au milieu du XII° siècle, en 1144, la création de la ville de Montauban par le comte de Toulouse Alphonse de Jourdain fit figure de véritable événement. Le site choisi était remarquable. Il permettait de protéger efficacement le passage du Tarn sur la route menant de Toulouse à Cahors et la ville se construisit conformément à un plan très organisé , autour d'une place munie de couverts . Le comte attira les habitants en offrant bon nombre de privilèges . Puis un peu plus tard , il la dota d'un consulat . Mais ces caractéristiques qui paraissaient très originales à l'époque ne permirent pas par la suite de ranger Montauban dans un groupe particulier d' agglomérations et aujourd'hui encore on s'interroge sur la nature de la fondation. Il n'en est pas moins vrai que cette réalisation annonçait un type de village bien particulier. La formule adoptée semblait en effet préfigurer de nouvelles solutions architecturales.Pourtant, contrairement à ce qu'on aurait pu penser, le mouvement d'urbanisme qui s'était développé jusque là s'atténua fortement. Des raisons aussi bien politiques que religieuses empêchèrent durant quelques temps la naissance de nouveaux projets . Les moines dont les divers ordres s'étaient fortement enrichis devinrent l'objet de nombreuses critiques. Ils s'abstinrent durant quelques temps de créer de nouvelles cités. De leur côté, les seigneurs féodaux menèrent moins d'actions individuelles et désordonnées; ils commencèrent en revanche à acquérir une certaine cohésion.Durant cette période transitoire, l'hérésie cathare avait fait de rapides progrès. Elle s'était solidement implantée et de grandes villes comme Toulouse, Lavaur, Albi , Carcassonne ou même nettement plus à l'ouest, Marmande avaient été sérieusement "contaminées". La croisade contre les Albigeois qui débuta au XIII° siècle et dans laquelle les comtes de Toulouse ont été largement impliqués donna un coup d'arrêt à tous les projets de construction. Précédée d'une période de troubles et prêchée dès 1208 par le pape Innocent III, elle mobilisa les énergies dans le Midi .Mais dès 1222, alors que l'intensité des affrontements diminuait et que le calme commençait à revenir, une nouvelle série de villages sortit de terre. Leur configuration rappelait un peu celle de Montauban. Ce fut le début de l'ère des bastides .

 

 

 

   


 

ENIGMES DE L'ARCHITECTURE DANS LE SUD-OUEST

 

 CONFOLENS (Charente)

 La tombe de la sous-préfète

 Dans le cimetière de Confolens, existe un dolmen sur lequel repose, par l'intermédiaire de quatre pierres, un genre de sarcophage.

Il s'agit en fait de la tombe de la sous-préfète. La construction date de la fin du XIX° siècle. En 1884, le jeune sous-préfet de Confolens avait perdu son épouse, alors âgée de vingt et un ans. Désirant lui témoigner son amour éternel à l'occasion de sa sépulture, il acheta un dolmen qu'il fit transporter jusque dans le cimetière et fit déposer sa tombe au dessus.

(Le fort de Salses dans les Pyrénées Orientales)

LA BACHELLERIE (près de) (Dordogne)

Le château de Rastignac

 Dans la partie orientale du Périgord, non loin de Terrasson et du village de La Bachellerie, se trouve le château de Rastignac. Cette demeure de style palladien est ornée dans sa partie centrale d'une sorte de rotonde soutenue par des colonnes. Elle ressemble étrangement à la Maison Blanche de Washington, tant et si bien que certains se sont posé des questions à son sujet.

L'énigme était telle qu'un Américain, Mr L.E Ascay, convaincu de la ressemblance des deux édifices, a offert une importante somme à la Société historique et archéologique du Périgord pour celui qui découvrirait la date de construction de Rastignac et le nom de l'architecte. Le prix a été décerné par le directeur des archives départementales. Les conclusions de ce dernier sont les suivantes: La construction est l'oeuvre du marquis de Rastignac qui aurait fait détruire un vieux château et construire à la place une nouvelle demeure entre 1811 et 1817. Deux noms ont été retenus par les architectes, ceux de Jean Delmas, maçon-entrepreneur et de Mathurin Salat, dit Blanchard, architecte, résidant dans la région bordelaise. La maisonBlanche bâtie en 1806 est donc antérieure.Y-a-t-il eu copie? Aucune certitude n'existe à ce sujet.

 Un fait toutefois est troublant:en 1808,l'architecte Blanchard a épousé une anglaise, Mary Palmer, qui aurait eu quelques affinités avec l'Amérique............

LUE (Landes)  Colonnes de sauveté

Dans un petit village situé à l'ouest de Laboueyre, à Lüe, on ne peut pas manquer de remarquer autour de l'église et régulièrement espacées, quatre grandes colonnes de pierre surmontées d'une croix. Ces sortes de piliers hauts de 1m,36 semblent assez anciens; ils ont d'ailleurs déjà été signalés au XVIII° siècle.Pluisieurs hypothèses concernant leur origine ont été émises. Certains ont estimé qu'il s'agissait de bornes marquant le contour d'une sauveté tels les blocs de pierre qui ont marqué la périphérie de Mimizan. A l'intérieur de ce territoire réduit, les habitants auraient bénéficié d'une protection et de l'impunité. Aucune autorité extérieure n'aurait eu le droit de les appréhender au milieu des quatre piliers.D'autres ont prétendu que c'étaient simplement des croix de Rogations. Elles auraient indiqué des emplacements où, selon l'ancienne liturgie, des processions marquaient l'arrêt. C'est là que des prières publiques étaient proclamées afin de bénir les champs et le bétail et d'obtenir ainsi toutes sortes de bienfaits sur la campagne.

Il faut dire que Lüe est un lieu où demeurent bien des mystères: on dit qu'il y existe un cercle de sable rouge où la bruyère ne pousse plus comme dans les environs immédiats. La légende rapporte qu'en cet endroit un méchant seigneur fut tué par un chevrier pris en flagrant délit de braconnage.Les colonnes de Mimizan ou de Lüe n'étaient pas les seules du genre. Les sauvetés étaient nombreuses dans le Sud-Ouest et des croix délimitaient l'aire à l'intérieur de laquelle la population bénéficiait de la protection du clergé et aussi d'une certaine i:mpunité.........................


 

LES TEMPLIERS DANS LE SUD-OUEST

 

 

 

 

 

 

 

ARRESTATIONS DANS LES COMMANDERIES

Le vendredi 13 octobre 1307, dès le matin, les Templiers de France furent arrêtés dans leurs commanderies et monsieur Lévis de Mirepoix a pu dire avec raison qu'il s'agissait là de « l'une des opérations policières les plus extraordinaires de tous les temps». En effet quand on pense aux moyens de communication de l'époque ainsi qu'aux possibilités d'écriture dont on disposait, le fait d'avoir pu procéder simultanément à autant d'arrestations en des endroits si nombreux relève de la performance. Les lettres closes adressées précédemment aux sénéchaux et aux baillis comprenaient un ordre d'arrestation immédiate des Templiers et la prescription de mener spontanément une enquête en attendant le jugement de l'Eglise.

Les arrestations des Templiers se produisirent en Gascogne et en Provence comme dans les autres parties du royaume; quelques documents anciens nous relatent les conditions dans lesquelles elles se sont déroulées..

Un vieux régistre, le «Te Igitur»(2) déposé à la bibliothèque de Cahors nous renseigne en ces termes sur le déroulement des opérations dans la capitale du Quercy:

« Les Templiers furent arrêtés.- Sachez qu'en l'an du seigneur 1307, le vendredi avant la fête de Saint Luc l'Evangéliste, sous le règne de l'excellent prince sire Philippe, par la grâce de Dieu, roi des Français, Monseigneur Bertrand Delgot, souverain pontife sous le vocable de Pape Clément, furent saisis et emprisonnés dans tout le Monde, tous les Templiers, et leurs biens séquestrés, et spécialement Messire Atho de Salvanhac, chevalier du Temple, commandeur de la maison de Lacapelle, avec ses confrères de la maison du diocèse de Cahors»

Quelques détails nous sont aussi donnés pour des établissements de la même contrée par un texte trouvé dans les archives de l'évêché, qui précise:

« le13 octobre 1307 Jean d'Arreblay, sénéchal du Quercy, agissant en vertu d'ordres secrets transmis par Philippe le Bel, roi de France, envahissait au point du jour, à la tête de ses hommes d'armes, la maison des Templiers de Montricoux, s'assurait de tous les chevaliers et les conduisait, chargés de fers dans les prisons de Cahors. Il eut soin, avant de partir de mettre leurs biens sous sequestre et d'en nommer un curateur : Géraud de Salvagnac».

Le rédacteur signale aussi que Philippe d'Arreblay fit arrêter également les Templiers de Cahors, de Bastit et de Lacapelle Livron.

En d'autres endroits nous connaissons, sans plus de détails, uniquement le nom des personnages qui ont procédé aux arrestations. En Rouergue, par exemple, c'est le sénéchal Pierre de Brillac qui interpella les Templiers, en fonction des ordres qu'il avait reçus du roi.

A Toulouse, en revanche, les renseignements sont un peu plus précis. Un vieux document (3) nous renseigne sur l'atmosphère qui régnait lors des opérations d'arrestations: « Le 14 octobre 1307 une rumeur étrange se répandait dans toute la ville comme une trainée de poudre et les habitants apprenaient très vite que les Templiers venaient d'être arrêtés dans tout le royaume et que leurs biens venaient d'être placés sous sequestre royal. Ils se portaient vers la commanderie. Un archer montait la garde devant et au haut de la tour flottait un étendard fleurdelysé.»

 Et ceci se passa un peu partout aussi bien dans le duché d'Aquitaine que dans le comté de Toulouse. Des Templiers furent en particulier arrêtés et incarcérés à Domme, à Bazas, à Carcassonne, en Bigorre .

 Toutes ces arrestations rondement menées suscitèrent une grande satisfaction chez le roi et chez ses grands subordonnés . C'est ainsi que le toulousain Guillaume de Plaissians manifesta hautement sa joie en écrivant que jusque là Jésus n'avait pas remporté «sur les ennemis de son église et de la foi orthodoxe une victoire particulière aussi admirable, grande et rapide, aussi utile, nécessaire comme il l'a fait tout récemment ces jours ci par le moyen des ministres.... à ce délégués en découvrant miraculeusement dans l'affaire des perfides Templiers leur perversité hérétique longtemps cachée, pour le péril des âmes, le renversement de la foi et la destruction de l'Eglise»


BASTIDES

 

DES VESTIGES SIGNIFICATIFS

Les bastides, ces orgueilleuses cités que les souverains français et anglais ainsi que quelques grands subordonnés ont créées à des fins politiques, économiques, démographiques, voire même simplement pour garantir la sécurité des habitants, ont sans doute connu leur apogée vers la fin du XIV° siècle.

Elles ont souvent par la suite subi de nombreuses épreuves. Les conflits qui se sont succédé se sont révélés paerticulièrement destructeurs. La guerre de Cent ans, presque contemporaine de leur construction puis les guerres de religion au XVI° siècle, enfin la Fronde et la Révolution de 1789 ont amené leur lot de déprédations. Beaucoup d'événements malheureux se sont conjugués pour défigurer ces nouveaux villages.

Néanmmoins, beaucoup d'entre eux ont gardé un aspect bien particulier; on peut encore ajourd'hui admirer de beaux vestiges qui ont été épargnés par les dévastations et ont traversé les siècles.

Le plan organisé et l'aspect géométrique apparaissent encore trés souvent sur le terrain et ils se dévoilent de façon encore plus expressive à l'aide de photographies aériennes. Les remparts conservés dans leur intégralité sont rares mais on trouve plus souvent des ruines éparses qui permettent de reconstituer leur tracé. Les portes ont généralement mieux résisté que les murailles; elles se dressent encore en assez grand nombre vers le ciel et se remarquent toujours à leur allure majestueuse. Les places dotées de couverts et parfois d'une halle restent les témoins les plus nombreux de la période médiévale, même si elles ont subi quelques rénovations. De belles maisons à colombages et à encorberllements ornent souvent les artères. Quant aux édifices religieux, ils ont sans doute été maintenus en état grâce à de multiples travaux effectués au fil des ans, mais ils restent toujours présents dans les moindres villages.

Ces différents vestiges représentent un précieux patrimoine que nous devons nous efforcer d'entretenir et de conserver. Trés apparents dans les trente plus belles bastides que nous avons choisies, ils nous permettent, après avoir traversé les siècles, de mieux nous représenter la vie quotidienne des habitants au Moyen-Age..........

 

 

 

LES GAVACHES

 

Gavaches 


 

 

Préambule

 

Au cours de nombreuses périodes de notre histoire et notamment à l'issue de graves conflits, d'épidémies ou de catastrophes naturelles, l'Aquitaine a souffert d'une forte dépopulation. Pour y remédier et afin que son économie retrouve un nouvel essor, elle a fait appel, particulièrement dans le domaine agricole, à des mains-d'œuvre extérieures. Nous avons tous encore en mémoire le rôle joué récemment par les Espagnols, les Italiens ou même les Bretons dans la renaissance de notre monde rural. Mais la plupart d'entre nous ignorent sans doute l'aide qui a nous été apportée en des temps plus reculés par une catégorie particulière de population appelée " Gavaches ".

Le terme de " gavache " était autrefois très utilisé en Gascogne. Il semble avoir aujourd'hui disparu de nos régions. Rares sont ceux qui le prononcent encore, car il a été oublié par la plupart de nos contemporains. Seuls quelques spécialistes l'emploient épisodiquement, et il est en tout cas ignoré des jeunes générations.

Il y a quelques siècles, ce terme désignait des populations venues de régions plus septentrionales et implantées sur le territoire aquitain. Ce mouvement d'immigration n'était alors pas passé inaperçu. Nécesssaire dans une période de récession démographique, il avait été vivement encouragé par les autorités de l'époque. Alors que les bras commençaient à manquer, surtout dans nos campagnes, les Gavaches ont, dès le XVe siècle, joué un rôle fondamental. Ils ont largement contribué au redressement économique de notre pays, malgré l'ampleur de la tâche qui les attendait et les difficultés qu'ils ont pu rencontrer. Ils semblent toutefois n'avoir pas toujours été appréciés à leur juste valeur par les autochtones ; on peut même dire qu'ils ont engendré chez ces derniers un sentiment de rejet qui les a souvent forcés à se replier sur eux-mêmes et à vivre en cercle fermé.

Leur apparition s'est aussitôt traduite par l'introduction de gens pratiquant la langue d'oïl au milieu de citoyens parlant la langue d'oc. Cette mixité a donné naissance à un nouveau dialecte et a ainsi suscité une certaine incompréhension de part et d'autre. L'intégration des Gavaches a été longue et difficile, ces derniers ayant souvent souffert du mépris de la part du reste de la population. Mais leurs descendants ont été complètement assimilés, si bien que l'importance de leur rôle est maintenant méconnue, voire occultée. Il est d'ailleurs étonnant de constater que l'on parle encore aujourd'hui d'émigration saintongeaise, poitevine ou vendéenne vers le Canada ou d'autres pays étrangers et que l'on oublie le plus souvent les courants de peuplement qui se sont effectués sur notre propre sol.

Actuellement, les traces de la présence gavache en terre aquitaine sont assez rares ; on les retrouve dans quelques vestiges architecturaux, dans certaines appellations de lieux-dits, dans des mots de patois passés dans le langage courant ou dans des coutumes ancestrales transmises au fil des siècles.

Aussi, malgré le peu d'éléments disponibles à leur sujet, il paraît indispensable de nous remémorer l'épopée que ces nouveaux habitants de la Gascogne ont vécue en leur temps. C'est un devoir de mémoire et en même temps une façon de leur marquer notre reconnaissance. Dans cet esprit, il serait bon de rappeler le sens que l'on donnait au terme " Gavache ".

 

LE LOT-ET-GARONNE- HISTOIRE DU DEPARTEMENT

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  ---------    Puis le 15 janvier 1790, un décret divisa la France en 83 départements dotés chacun d'un directoire et subdivisé en districts. Dans ce contexte l'Assemblée Constituante décida dans un premier temps de créer un département dans l'Agenais. Le principe fut rapidement acquis ; les députés admirent la nécessité de donner vie à une zone comprise entre Bordeaux et Agen mais les limites et le chef lieu ne furent pas déterminés spontanément.

De nombreuses concertations furent dès lors menées afin d'aboutir à une solution et les diverses parties intéréssées convinrent de prendre en considération plusieurs éléments:

- La nouvelle entité administrative devait tout d'abord empiéter sur le Quercy et la Gascogne.

- Il fallait qu' Agen occupe une position centrale et que son influence puisse se faire sentir au delà de la Garonne.

- Le Drot devait servir de ligne de partage avec le département de la Dordogne .

- Enfin, le secteur de Sainte-Foy-La-Grande qui auparavant faisait partie de l'Agenais n'était pas nécessairement à rattacher au Lot-et-Garonne.

Mais dès qu'un consensus fut obtenu sur ces différentes options, les discussions entreprises firent apparaître la nécessité de prendre en considération quelques autres facteurs. Il fut décidé en particulier d'inclure dans la nouvelle division administrative les ?élections? d'Agen et de Condom à l'exception de cette dernière cité. De plus on ajouta les territoires des vicomtés de Brulhois et d'Auvillar que l'on détacha de l'élection de Lomagne.

La prise en compte de ces divers éléments aboutit à la détermination des limites. Le nouveau département dont la configuration venait d'être définie fut appelé Lot-et-Garonne en raison de la présence du confluent du Lot et de la Garonne au sein de son territoire, mais un point important restait à régler. Il fallait choisir son chef-lieu. Agen semblait tout désigné en raison de son rôle historique et de son importance mais un tel choix ne semblait pas faire l'unanimité. Quelques discussions s'engagèrent et plusieurs villes firent part de leur désaccord. Aiguillon, en particulier revendiqua la fonction de chef lieu en raison de sa situation géographique au confluent des deux fleuves. Les tenants de la solution agenaise l'emportèrent toutefois et finalement c'est Agen qui fut désigné sans trop de difficultés.

 

 

LES ABBAYES DE MIDI- PYRENEES

 

 

ARIEGE

 

COMBELONGUE

Entre Foix et Saint Girons, à environ deux kilomètres de Rimont une route sinueuse conduit à l'abbaye de Combelongue , perdue dans le creux d'un vallon.

 

HISTOIRE

Combelongue est une des rares abbayes du Midi de la France fondée par l'ordre des Prémontrés . Elle fut créée en 1138 sur l'initiative d'un noble espagnol, le comte de Pallars . Ce dernier appartenait à une importante famille féodale qui descendait des ducs d'Aquitaine et des rois d'Asturies et qui était apparentée aux rois de France. Elle tenait au Moyen Age un important comté en Espagne sur le versant sud des Pyrénées, non loin de l'Aragon et possédait également des terres sur le versant français. Le comte procéda à cette fondation en France pour l'un de ses fils, Antoine, qui devint le premier abbé du monastère . Il dota en même temps l'établissement de nombreuses terres et de droits seigneuriaux.

L'abbaye qui était prévue à l'origine pour 23 religieux connut très vite des heures de célébrité puisque le roi de France Louis VII qui se rendait à Saint Jacques de Compostelle vint la visiter en 1154 . Au XIIIème siècle , elle prit part au mouvement de création des bastides. Elle donna naissance avec le comte de Foix à Labastide- Sérou et à Campagne- sur- Arize. Elle fonda également Montesquieu Volvestre en liaison avec le comte de Toulouse Raymond VII, puis Rimont à la suite d'un paréage avec le sénéchal de Toulouse , Eustache de Beaumarchais. Sa prospérité grandit jusqu'au XIVème siècle et elle compta jusqu'à cent religieux. Ses abbés étaient des personnages importants qui participaient aux Etats de Foix avec ceux d'autres établissements tels que Boulbonne, le Mas d'Azil et Lézat . Ses bâtiments étaient deux fois plus importants que les édifices actuels et ses revenus, très appréciables pour l'époque, étaient estimés à trois mille livres .

Elle souffrit toutefois de la guerre de Cent ans et fut également endommagée durant les guerres de religion, notamment en 1568 à la suite d'interventions de protestants venus de la région de Tarascon. Sa restauration fut entreprise peu de temps après .

De nouvelles dégradations intervinrent au cours de la Révolution. Elle fut pillée et incendiée alors que ses effectifs étaient déjà réduits à cinq religieux. Le dernier abbé émigra en Espagne. Enfin, en 1791 l'abbaye fut sécularisée et vendue un peu plus tard comme bien national.

Aujourd'hui Combelongue appartient encore à un propriétaire privé mais est ouverte à la visite. Elle abrite deux chapelles dont l'une est en voie de réfection et de nombreux vestiges des bâtiments conventuels.

 

ARCHITECTURE

L'ABBATIALE

EXTERIEUR

L' imposant édifice que l'on aperçoit en arrivant suscite sans doute chez les visiteurs un sentiment d'étonnement. Ce chef d'œuvre de l'art roman a la particularité d'être construit en briques alors que les pierres abondent dans la région.. Par ailleurs , le chevet roman n'est pas arrondi comme dans les autres églises.

On peut admirer à l'extérieur des bâtiments, des motifs ornementaux qui ont été influencés par l'art arabe. Ici on dit qu'il s'agit de l'art mudjedar , terme qui viendrait des Sarrasins restés en Espagne après leur défaite et utilisés par la suite comme maçons. Il semble que le comte de Pallars ait en son temps fait venir un architecte espagnol pour construire l'abbaye. Ce phénomène reste assez particulier, car l'art mudjedar s'est surtout manifesté en Espagne et très peu en France .

 

INTERIEUR

Les pieds de l'autel se présentent comme deux petits chapiteaux . L'édifice possède deux chapelles.

Le cloître qui se trouvait à côté de l'église a aujourd'hui disparu.

 

BATIMENTS CONVENTUELS

La partie habitable de l'abbaye qui est devenue propriété privée a été aménagée au dix huitième siècle dans des bâtiments du XIIème.

 

ANECDOTE

 

Au XVIIIème siècle un différend intervint entre les Prémontrés de Combelongue et le couvent de la Daurade..

En 1695, alors que l'abbaye vivait sous le régime de la commende, l'abbé qui n'était autre que l'évêque de Couserans ainsi que son économe, décidèrent d'effectuer des réparations dans les bâtiments conventuels. Ils étaient toutefois dans l'impossibilité de faire les avances nécessaires et ils entreprirent des démarches pour emprunter de l'argent. Ils se tournèrent vers le couvent de la Daurade qui leur prêta 1200 livres dans un premier temps,puis 1000 livres quatre mois plus tard . Les intérêts de ces prêts furent payés normalement jusqu'en 1701, mais ce ne fut plus le cas à partir de 1702, ce qui provoqua les doléances des religieux de la Daurade.

La situation était d'autant plus anormale en ce début du XVIIIème siècle que les travaux n'étaient toujours pas effectués et qu'on pouvait se poser des questions au sujet de l'utilisation de l'argent emprunté. Les religieux de la Daurade qui n'avaient pas été remboursés de leur prêt portèrent plainte et firent effectuer une saisie .

La direction de Combelongue avait changé entre temps et le nouvel abbé demanda que cette procédure soit annulée . Le pape Alexandre III déclara que les contrats faits pour l'Eglise étaient cassables quand l'argent n'avait pas été employé utilement . Il précisa également que " le dépôt avait été confié à un particulier et non à un corps " et que les " Mineurs étaient déchargés de l'emprunt si l'argent n'avait pas tourné à leur profit "..

Ainsi ,curieusement, le nouvel abbé obtint gain de cause.

 

  LA REVOLTE DES CROQUANTS

 

 
PREMICES

 

Près de cinquante ans après la première révolte des croquants de 1595, les paysans du Périgord et de l'Angoumois se soulevèrent à nouveau. Leur situation n'avait guère évolué favorablement et depuis 1635 ils manifestaient épisodiquement leur mécontentement ; ils s'insurgeaient contre la misère qui régnait dans la campagne et surtout contre la rigueur des impôts. On assista dès lors à quelques premiers incidents et les autorités durent prendre des mesures de précaution ; elles firent accompagner leurs sergents chargés de percevoir les redevances par des archers afin de les protéger.

Il faut dire que les impositions avaient pratiquement doublé en peu de temps. De plus, les paysans périgourdins chargés de nombreuses " tailles, taillons (1) et subsistances (2) " se sentaient très défavorisés. Certaines autres régions ainsi que de nombreuses villes bénéficiaient d'une répartition des impôts nettement plus favorable. En effet parmi les contrées voisines, le Bordelais et le Labourd étaient exempts de tailles. L'Armagnac était imposé moins lourdement. En Saintonge, Cognac, Brouage ou Marennes, bénéficiaient de certains avantages, notamment de l'exemption de tailles. Et puis à l'intérieur du Périgord il en était de même pour plusieurs cités qui avaient bien servi le roi durant la guerre de Cent ans. C'était le cas de Périgueux, de Bergerac, Eymet ou Excideuil. L'injustice semblait d'autant plus flagrante que les bourgeois de ces villes " franches " bénéficiaient également d'un régime de faveur pour les biens qu'ils possédaient à la campagne alors que les paysans étaient, sur le même terroir, lourdement imposés pour leurs arpents roturiers.

A toutes ces charges venaient s'ajouter les nombreux préjudices subis lors des passages de troupes : l'incendie des maisons, le rapt des filles, le viol des femmes et tous genres d'excès jusque là réservés aux pays ennemis et contre lesquels ils se révélaient impuissants.

Et puis, subitement, une nouvelle imposition fut annoncée. Il s'agissait d'une levée extraordinaire de blé destinée à payer les troupes défendant le port de Bayonne contre les Espagnols. Le 16 décembre 1636, tous les juges royaux de province reçurent une ordonnance leur demandant de la percevoir ; elle était signée notamment du gouverneur de Guyenne, le Duc d'Epernon, mais son mode de répartition paraissait des plus injustes pour la classe paysanne. Cette opération permettait certes d'acheter le blé aux marchands afin de constituer les rations militaires mais elle se traduisait par une augmentation de la taille d'un tiers environ.

Cette pression fiscale supplémentaire parut alors insupportable. Les paysans périgourdins, Les premières violences eurent lieu au printemps 1637. Le mécontentement se focalisa tout d'abord sur les " gabeleurs " (3) et le 22 avril deux sergents furent tués près de Nanteuil de Bourzac aux frontières de l'Angoumois; puis des commis des receveurs furent à leur tour massacrés, blessés ou mis en fuite en d'autres endroits.

L'insurrection s'organisa en Périgord , notamment dans la forêt de Vergt, vaste ensemble forestier de 15 à 20 kilomètres de long et de large .......

 

 CONNAÎTRE LES BASTIDES DU SUD-OUEST

 

MONPAZIER

 

HISTOIRE

Monpazier est souvent citée comme l'archétype des bastides.

Le baron Pierre de Gontaud, seigneur de Biron offrit un jour à Jean de Grailly sénéchal d'Edouard Premier, roi d'Angleterre de lui céder le mont Pazerii situé au dessus du Drot pour créer une bastide. Celui-ci accepta car le terrain proposé permettait de compléter la défense déjà entreprise depuis 1267 avec Lalinde, Beaumont, Roquépine et commandait la route reliant l'Agenais aux rives de la Dordogne. Le 7 janvier 1284 Edouard Premier signa un contrat de paréage officialisant le partage des revenus. La bastide était rattachée au diocèse de Périgueux et un bayle représentait l'autorité seigneuriale dans le village

Il fallut défricher la forêt et la ville se construisit dans un rectangle de 400mètres sur 220. Six consuls choisis parmi les artisans furent nommés et administrèrent la commune avec le bayle, Bertrand de Panissols.

L'occupation de la bastide fut assez lente. En 1289, 5 ans après la fondation il fallut menacer d'amendes de dix livres les retardataires pour qu'ils viennent habiter à Monpazier. Les constructions progressèrent, les fortifications se terminèrent et la bastide parfaitement tracée prit son essor.

Elle connut parla suite quelques vicissitudes et. changea plusieurs fois de main. Reprise par les Français au début du XIV° siècle, elle redevint anglaise en 1316 et passa plusieurs fois de la domination des Plantagenet à celle des Capétiens au cours de la guerre de Cent Ans.

Elle subit aussi plusieurs épidémies :la Typhoïde en 1321 au cours de laquelle les lépreux furent accusés d'avoir empoisonné les fontaines ; puis la peste noire de 1350 qui fit de nombreux ravages.

Au cours des guerres de religion, la ville fut livrée par trahison au chef Huguenot Geoffroy de Vivans mais ses bâtiments furent sauvegardés.

En 1594 et en 1637, elle connut la révolte des Croquants. Un célèbre chef de bande, Buffarot, tisserand de Capdrot fut jugé et écartelé sur la place du village.

Aujourd'hui, Monpazier demeure aux yeux de tous une bastide modèle. La perfection de son plan, la beauté de sa place et le bon état de conservation de ses constructions médiévales en font un ensemble des plus harmonieux. Elle a été élevée au rang de Grand site national en 1991.

1286, ANNEE DE SECHERESSE Durant tout l'été 1286,la chaleur fut écrasante et les mois se succédèrent sans qu'il y ait la moindre goutte de pluie. Les cultures pâtirent de cette situation; les puits et les fontaines n'eurent plus qu'un tout petit débit. La municipalité commença à préconiser des économies d'eau mais plus le temps passait, plus la sécheresse augmentait. Alors, certain qu'à force de prières le Ciel finirait par avoir pitié de ses habitants le premier consul, Pierre de la Faye décida avec le prêtre de la paroisse d'organiser une procession vers Capdrot car la vierge noire de ce village voisin avait réalisé des miracles. La population, en grand nombre participa à la procession tout en récitant des prières. Rien ne se passa durant la journée, mais le soir la pluie se mit à tomber. Elle continua encore pendant quelques jours et la terre qui depuis des mois ne connaissait que la sécheresse respira à nouveau.

VESTIGES

Une partie des remparts et trois des six portes subsistent, une au sud et deux au nord.

La place centrale, carré de 45 mètres de côté, présente de vieilles maisons en pierre, de dimensions identiques, dont certaines sont encore séparées par des andrones. Un puits se trouve dans l'un de ses angles et elle est entourée de larges galeries. La halle occupe la partie sud. Sa charpente en châtaignier date du XVI° siècle. Portée par des piliers en bois, elle repose sur des pierres et abrite de vieilles mesures à grains de capacités différentes.

L'église saint Dominique construite aux XIII° et XIV° siècles et modifiée par la suite se trouve un peu en retrait dans le coin nord est de la place. Son portail est doté d'une frise et la Révolution y a laissé une curieuse inscription relative à l'" être suprême ". Sa nef est unique et comprend quatre travées voûtées d'ogives.

A proximité se trouve la maison du chapitre. Cette construction de trois étages, éclairée dans sa partie supérieure par des fenêtres géminées date du XVI° siècle. Utilisée autrefois comme grange aux dîmes elle recevait les parts de récoltes fournies au titre des impositions.

 

Visites guidées pour groupes. Office du tourisme : tel 05 53 22 68 59

 

 LE LOT-ET-GARONNE EN 200 QUESTIONS 

 

 

-1- LE CONTOUR ACTUEL DU LOT-ET-GARONNE A-T-Il ETE DEFINI
-EN 1790
-EN 1792 -OU BIEN PLUS TARD EN 1808 ?
 

 

EN 1808.
Le Lot et Garonne, héritier de l' ancien comté de l'Agenais, a été créé en 1790 dans le cadre de la nouvelle organisation territoriale mise sur pied à la Révolution. Il n' avait toutefois pas à ce moment là son contour définitif. Plus vaste qu'aujourd'hui, il comprenait en effet non seulement ses terres actuelles mais aussi quelques contrées relevant maintenant de la Gironde, du Tarn-et-Garonne et du Gers. Ses limites étaient alors ainsi définies :" Au nord, le Périgord et le pays de Sainte Foy en Dordogne, au couchant le département de Bordeaux et celui des Landes, au midi l'Armagnac, et au levant le Quercy"
Mais sa constitution a été modifiée par la suite. En effet c'est en 1808, lors de la création plus tardive du département du Tarn-et-Garonne qu'il a trouvé son contour définitif. A cette occasion on lui a enlevé trois cantons: ceux d'Auvillar, de Montaigu-du- Quercy et de Valence d'Agen.
 
 -2- LE LOT-ET-GARONNE EST LE DEPARTEMENT AQUITAIN
- LE PLUS PEUPLE
- LE MOINS PEUPLE
- SE SITUE DANS LA MOYENNE ?
 
LE MOINS PEUPLE.
Le Lot-et-Garonne a toujours été le département le moins peuplé d'Aquitaine. Les démographes ont souvent attribué cette caractéristique à une baisse de la natalité intervenue au XIXème siècle à cause de la pratique de l'enfant unique. L'exode rural qui s'est produit à cette période et qui s'est accentué entre les deux guerres ainsi qu' après 1950 a accentué le phénomène.
En 1995 le département comptait 303.000 habitants selon les estimations de l'INSEE..
En 2009 ce chiffre est monté à 328.000. Le déficit habituel entre les naissances et les décès semble être demeuré mais quelques courants migratoires ont permis un léger accroissement.
La densité de la population reste faible et s'élève à 57 habitants au kilomètre carré alors que la moyenne est de 70 en Aquitaine.
Lors des derniers recensements, le Lot-et-Garonne était dépassé de peu par les Landes ( 377. 000 habitants) et la Dordogne (412.000) alors que les Pyrénées Atlantiques et la Gironde caracolaient en tête avec les chiffres respectifs de 657.000 et 1.442.000.

 

 

 

 

 
 
 

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